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"Une conscience aigue de Soi et de l'Autre permet d'ouvrir les portes de la liberté..." Hadria RIVIERE

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VOUS AVEZ DIT : LIBERTE D'EXPRESSION...? MAIS C'EST QUOI AU JUSTE...CETTE LIBERTE LA ?

Commentaire :

La liberté d'expression n'a jamais été synonyme d'atteinte aux religions et, aux prophétes,

La liberté d'expression n'a jamais été et ne sera jamais interprétée comme une atteinte au prophéte dont l'honneur et encore plus le message ne sauraient etre soullés par des caricatures!!!

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Deux satiristes parisiens, censurés par "Le Figaro" et "Charlie hebdo"! , par Pierre Dortiguier

 

 

Un droit fondamental !  C’est l’expression d’un homme politique français, devant la protestation....

...  suscitée par la publication de "Charlie Hebdo" : c’est là  que l’expression de ce droit démontre son absurdité, car un droit est une volonté, le droit, en général, est un concours de volontés, pour acquérir ou défendre un bien légitime.

 

Aussi, ce droit se nomme-il fondamental, parce qu’il a une base objective, réelle, et non pas arbitraire.

     

Il y a un non sens d’expressions comme »le droit au bonheur », le  « mariage pour tous », le droit de disposer de mon corps, comme je l’entends, au mépris donc des lois naturelles : de m’alcooliser, de me droguer, de m’abrutir en somme.

« Le droit au travail » qui semble légitime est aussi creux, car pour qu’il y ait un tel droit, encore faut-il une capacité de travailler, et nul ne peut exercer le métier d’un autre, sous prétexte de droit au travail !

 

Pour la dernière affaire qui secoue Paris, le droit fondamental est celui de l’Etat d’interdire ou de permettre une manifestation : c’est donc un droit subjectif.

 

C’est celui aussi d’exposer n’importe quel ressortissant à  l’étranger,  à la vengeance d’un enthousiaste.

 

Mais voyons de plus près comment ce journal traite le droit de ses collaborateurs, et comment de façon générale, le droit d’expression est censuré par ceux mêmes qui crient le plus fort pour le défendre !

     En France, deux grands dessinateurs satiristes ont perdu leur emploi, le premier qui illustra longtemps "Le Monde", le quotidien du soir, Laurent Fabre dit Konk, jeune homme fort intelligent, enfant de l’Assistance publique, était loué de tous par son talent, du "Monde", à partir de 1970,

 

au "Figaro", en passant par "l’Evénement du Jeudi",  ; un jour, il publia une suite de dessins exprimant son scepticisme  voltairien devant ce que l’on dit, depuis les années 60, sur la chambre à gaz homicide ; il ne la niait pas, mais restreignait son champ d’application en une suite de quelques dessins. Il fut chassé du "Monde" et dut survivre indépendamment de tout droit fondamental !

 

Il fut renvoyé du "Figaro", par Giesbert, le directeur, pour cette raison politique,  sa faute étant une liberté d’opinion!

  

Le second était aussi célèbre, mais à gauche, une gauche parisienne, artisane, comme on en voit dans le 20ème où il étai né, M. Sinet, connu comme «Siné» à "Charlie Hebdo". Né en 1928, il a publié son premier dessin, en 1952, dans "France-Dimanche" et reçut trois ans après, le prix de l’Humour Noir.

 

Dessinateur politique à l’Express, anticolonialiste, comme le fut toujours le peuple français, qui subit aujourd’hui encore les reproches des anciens «pieds-noirs» qui veulent avec les agités du bocal sioniste le dresser contre les Arabes de l’immigration,

 

Siné écrivait, aussi, très acerbement. Comme  cette frange parisienne du peuple français, il est, par réaction à l’autoritarisme de l’Etat porté à l’anarchisme et à toutes les illusions de la liberté, qui se révèlent liberticides, par antithèse, quand Charlie Hebdo lui reproche son anti-sionisme et sa défense passionnée des réfugiés palestiniens et juge, en 2008, sa critique du fils de Sarkozy "antisémite ou feint de le croire, sous pression sioniste!.

      En ce sens, il n’était plus anarchiste dans le sens du désordre souhaité par ce journal, mais homme d’ordre.

 

Bien sûr, dans un pays qui n’a jamais été religieux comme les pays nordiques ou les vrais pays latins italo-ibériques, un pays où jamais vous n’avez vu, au temps même des rois, une auberge avec le Christ au milieu de la salle, come en Autriche et en Bavière aujourd’hui, où les églises aussi propres qu’en Allemagne et en Espagne, le parquet brillant de cire, les attaques contre la religion sont un signe d’esprit-fort, comme l’écrivait La Bruyère.

 

Siné défend aux élections européennes de 2004,  la liste Euro-Palestine, et l’occasion est attendue de l’abattre médiatiquement : elle est fournie par l’affaire de  Jean Sarkozy qui semblait bénéficier de certains avantages excessifs.

 

Sinet écrit dans "Charlie Hebdo" du 2 juillet 2008 :   

 

«Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l'UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle, pour délit de fuite en scooter.

 

Le Parquet a même demandé sa relaxe !

 

Il faut dire que le plaignant est arabe! Ce n'est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme, avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty.

 

Il fera du chemin dans la vie, ce petit «Il n’y avait aucune calomnie, ni même médisance, dans cette information, mais la direction de "Charlie Hebdo" prit peur, et se sépara de son collaborateur libertaire.

 

Le droit fondamental ne  fonctionne pas sous tous les climats. 

 

Montesquieu avait raison.! 

 

Et Siné l’a appris à ses dépens.

     

La philosophie française du droit est magistralement exprimée par le fabuliste :

    «Selon que vous serez puissants ou misérables

    Les jugements de cour, vous feront blanc ou noir»

Les jugements de cour donnèrent raison cependant à Siné, mais la force primait le droit.

 

L’ Allemagne, que nos démocrates surveillent, se propose d’interdire toute propagande filmée anti-musulmane, car elle ne voit pas pourquoi l’on demande d’elle de défendre  une religion du Livre et non pas les deux autres.

 

Mais il faut, disent nos libertaires, se  méfier d’un pays qui philosophe trop et pousse la déduction des principes, alors que le grand art parisien est de les affirmer seulement ou de les graver au fronton de ses loges et de ses ministères, la porte  des unes  menant  aux entrées des autres, comme jadis de commerces téhéranais adjacents à l’Ambassade d’Angleterre, partaient vers elle, m’a-t-on dit de bonne source, des tunnels souterrains !

 

Droit non plus fondamental, mais très souterrain !

 


 

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